La vérité sur l’accident nucléaire de Fukushima

L’accident nucléaire de Fukushima en résumé

Le 11 mars 2011, 14 h 46 au Japon (7 h 46 en France) : un séisme de magnitude 9 a lieu au large de la côte ouest du Japon et provoque un tsunami. La vague de 13 mètres endommage le groupe électrogène de la centrale nucléaire de Fukushima. Le système de refroidissement lâche. Les réacteurs entrent en fusion et libèrent les déchets radioactifs.

Les conséquences sont désastreuses. Plus de 19 000 personnes périssent, 340 000 habitants de la zone sont déplacés et 1 800 km2 de terrains sont contaminés. Des millions de mètres cubes d’océan sont pollués. Le Japon a redémarré le 11 août 2015 l’un de ses deux réacteurs nucléaires, quatre ans seulement après l’accident traumatisant de Fukushima qui avait conduit à l’arrêt de toutes les centrales en septembre 2013.

En février 2016, l’entreprise Tepco, opératrice de la centrale de Fukushima, a avoué avoir menti sur la gravité de la catastrophe. Trois ex-dirigeants de la compagnie seront jugés pour leur responsabilité dans le drame.

Ville fantôme Fukushima
La ville fantôme de Namie (préfecture de Fukushima) totalement évacuée après l’incident nucléaire. Photographie prise le 12 avril 2011. (Un mois après l’incident)

Incidences sur la santé et l’environnement

Le sievert (Sv) mesure l’impact biologique d’une exposition à des radiations, c’est-à-dire la quantité de radiations absorbées par le corps humain. La radioactivité naturelle nous expose à un peu plus de 2mSv par an, une radiographie de la poitrine à 0,02 mSv. A partir d’une dose de 100mSv, on observe une augmentation significative du nombre de cancers. D’après les études sur les liquidateurs de Tchernobyl, de très nombreux décès sont survenus peu après la catastrophe (dans les 30 jours), ainsi qu’un nombre de pathologies et de cancers très supérieur à la moyenne.
Ici, un niveau de 752 mSv par heure a été enregistré à l’entrée principale de la centrale…

Les éléments radioactifs rejetés rendent donc possible de nombreuses mutations dans les cellules irradiées. Parmi ces éléments, l’iode 131, fixé par la thyroïde, provoque de nombreux et graves cancers. En effet la thyroïde synthétise des hormones nécessaires au bon fonctionnement du corps à l’aide de l’iode, provenant de l’alimentation. Il convient alors de saturer la thyroïde d’iode stable, sous forme de pastilles, idéalement une heure avant la possible contamination, ce qui empêche l’iode 131 de se fixer.

La meilleure des préventions une fois le pire arrivé, outre le souvent dérisoire calfeutrage, reste l’évacuation des zones dites sensibles. Les autorités japonaises ont ici évacué les populations civiles, après de multiples tergiversations, dans un rayon de 20 kilomètres autour des centrales Fukushima Daiichi et Daini, ce qui ne semble pas suffisant pour les instances américaines.

Il ne faut toutefois pas oublier les techniciens restés sur place pour tenter d’endiguer la catastrophe, faisant face à une contamination extrêmement élevée, à priori mortelle.

Les particules radioactives présentes dans l’air peuvent contaminer le sol (notamment le césium 137, qui met du temps avant de disparaitre comme vu précédemment) et peuvent ainsi contaminer des êtres vivants par ingestion ou par simple contact. Elles peuvent contaminer l’eau de mer, de manière directe (celle utilisée pour refroidir les réacteurs) ou indirecte.

Coût économique et énergétique

La reconstruction post-tremblement de terre et tsunami va représenter un cout exorbitant, tant les dégâts paraissent gigantesques. Des villes entières à reconstruire, des pans entiers de l’économie à remettre sur pied.

Les populations des larges environs de la centrale risquent de ne plus vouloir revenir chez eux après ce traumatisme, il faudra donc investir pour leur fournir des solutions de logement…

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