Les sirènes, des créatures légendaires ?

La sirène, selon la version la plus diffusée de la légende, est un être fantastique avec le buste d’une femme (d’habitude, une jeune femme très belle) et la queue d’un poisson; c’est la créature décrite dans les légendes marines, dans plusieurs contes (très célèbre la version de Andersen, « La petite sirène ») et aussi dans certaines témoignages de découvertes ou captures de sirènes.

La version de la « femme- poisson », d’origine nordique, est la plus diffusée, mais il y a aussi une version d’origine grecque; en plus, chez les peuples de la Mésopotamie existaient déjà des descriptions d’êtres avec ces caractéristiques.

La légende des sirènes
La différence principale de la version grecque est le fait de parler de créatures moitié femme et moitié oiseau (parfois on parle simplement de femmes); le point commun à toutes les légendes est que la sirène est décrite comme un être qui vit dans la mer, soit dans l’eau (version nordique) soit sur des écueils ou îlots (version grecque). La sirène, en plus, dans presque toutes les versions est un être qui attire les marins et cause leur ruine: grâce à son aspect de femme très belle ou à son chant irrésistible est capable de séduire les marins.

Aussi le destin des marins séduits change selon la version: dans la meilleure version, les victimes vivront chez les sirènes (en revanche ils seront éloignés de leur monde et leurs familles), dans les versions plus néfastes les sirènes dévorent les marins; dans autres versions la sirène et l’homme deviennent amoureux, mais comme l’un ne peut pas vivre dans le monde de l’autre ils sont condamnés à l’infélicité.

Pendant l’Antiquité

Dans la mythologie de certains peuples antiques (Sumériens et Babyloniens, pour exemple) on trouve des êtres qui rassemblent beaucoup aux sirènes, soit nordiques (femme- poisson) soit grecques (femme- oiseau); d’habitude il s’agit de dieux ou semi- dieux, ou quand même d’êtres qui possèdent un quelque pouvoir spécial.

Il faut considérer que chez ces peuples les dieux avaient souvent des caractéristiques d’animaux: on trouve des représentations de dieux avec tête ou autres parties d’animaux (comme certains dieux Egyptiens), de dieux qui peuvent changer leur forme humaine en forme d’animal et aussi de dieux qui ont toujours la forme d’un animal.

On trouve pour exemple le dieu babylonien de la mer, qui a l’aspect d’un triton (homme avec queue de poisson, le « mâle » de la sirène); n autre exemple parle d’une déesse (ou semi- déesse) qui utilise ses pouvoirs pour abandonner la terre et se réfugier dans la mer, en accouchant d’un fils que, étant né en mer, a une queue de poisson. Dans « Les mille et une nuits » on parle de sirènes: est possible que les auteurs de ces contes aient pris quelque croyance des peuples des quels étaient en fait les héritiers.

La légende grecque (sirène)

Les sirènes, dans la version grecque, peuvent être créatures moitié femme et moitié oiseau ou simplement femmes; il faut préciser que bien qu’elles aient (complètement ou en partie) l’aspect de femmes elles ne le sont pas. Selon la mythologie grecque (précisément, selon Apollodore dans sa « Bibliothèque) les sirènes sont filles du dieu Achéloos (un dieu fleuve: chez les Grecs était habituel que les rivières eussent des dieux- patrons ou fussent des dieux) et de la muse Melpomène; par le père les sirènes avaient reçu la caractéristique de vivre dans la mer (ou quand même près de la mer), par la mère l’habilité de chanter dans une façon irrésistible (Melpomène était, justement, la muse du chant).

Beautiful mermaid

On n’explique pas pourquoi la moitié inférieure de leur corps fût d’oiseau (parfois l’entier corps sauf la tête), en tout cas en étant des déités mineures est assez normal qu’on les imagine sous une forme spéciale ou avec l’habilité de changer forme; en plus, comme dit, parfois on les décrit simplement comme des femmes très belles. Les sirènes, dans la mythologie grecque, sont protagonistes de deux contes:

1. La quête du toison d’or: pendant leur voyage les Argonautes, commandés par Jason, passent devant l’île des sirènes; ils résistent à leur chant seulement pour le fait que parmi l’équipage il y a Orphée, le légendaire joueur de lyre considéré capable d’ensorceler aussi Hadès (dieux des Enfers): quand les sirènes essayent de séduire les Argonautes, Orphée entonne un chant encore plus séduisant et les sirènes sont vaincues. Entre autre selon la mythologie Orphée était fils de Calliope (une autre muse), pour cette raison il avait réussi à vaincre les sirènes: Calliope était la muse de la poésie (et les poésies étaient chantées), tandis que Melpomène était la muse du « simple » chant.

2. L’odyssée: l’épisode du rencontre avec les sirènes voit Ulysse passer devant leur île (comme Jason); heureusement pour lui, il a été bien conseillé par Circé à propos de comment passer sans péril: pour éviter d’être ensorcelé par le chant suffit ne l’écouter pas, donc Ulysse dit à ses marins de se boucher les oreilles avec de la cire et de l’attacher au mât pour pouvoir écouter le chant sans quitter le navire. Dans l’odyssée on parle aussi du destin de qui réussit à rejoindre les sirènes: Circé explique que pas loin des sirènes il y a un tas de squelettes. Le navire de Ulysse, dans le conte de l’odyssée par Apollodore, est le deuxième bateau qui réussit à échapper aux sirènes, et ça réalise leur destin de mourir si deux navires eussent réussi à leur échapper; des autres auteurs disent que les sirènes se jettent en mer pour l’humiliation.

Une sirène sur un rocher

La légende nordique (mermaid)

Quand on parle de la version nordique de la légende on devrait utiliser, en lieu du terme « sirène » (d’origine grecque), le terme « mermaid » (qui entre autre est le mot anglais pour « sirène »); « mermaid » est un terme en ancien anglais composé par « mer » (ou « meer ») et « maid » (jeune femme). Mermaid signifie donc « femme de la mer »; Andersen dans son conte utilise le terme « havfrue » (le titre danois est « Den lille havfrue »), en fait synonyme de mermaid (« hav » signifie mer et « frue » femme). Comme dit, la mermaid est une créature moitié femme et moitié poisson: est montrée avec buste de femme et queue de poisson, même si parfois a deux queues qui substituent les jambes.

Comme dans la version grecque il s’agit d’une créature capable de séduire les marins, dans ce cas avec son aspect de jeune femme (très belle); dans la version nordique la mermaid d’habitude ne séduit pas les marins pour les tuer: d’habitude les contes parlent de marins qui restent chez les sirènes pour vivre avec elles.
En tout cas le marin qui accepte de rester avec la sirène ne reviendra jamais chez soi; en se laissant séduire l’homme abandonne sa maison et sa famille (et parfois ça est comparé à l’homme qui se laisse tenter et perde le paradis). Des autres contes parlent d’un amour impossible né entre l’homme et la sirène, qui cause l’infélicité des deux: l’homme ne pourra jamais vivre dans la mer et la sirène ne pourra pas vivre sur la terre.

Dans des autres contes on parle de sirènes qui tuent les marins, pour exemple dans un conte de Leonardo da Vinci on trouve une sirène qui endormit des pêcheurs avec son chant, puis les touches en les tuant (selon Leonardo, la touche de la sirène tue); dans le « Beowulf », en outre, la description de la mère de Grendel (une sorte de démon qui vit dans l’eau) rappelle une sirène.

La version nordique dans le moyen age devient celle plus diffusée, même si la sirène devient souvent une créature diabolique, métaphore de la tentation.

Témoignages de l’existence des sirènes

La liste des témoignages de l’existence des sirènes est très longue; on parle de personnes qui auraient vu des sirènes, de captures et de découvertes de cadavres. En 2006 il y eut la découverte du corps d’une sirène au Venezuela: il s’agissait d’un faux, comme a déclaré ensuite l’auteur, Juan Cabana, artiste qui réalise des fausses créatures pour buts artistiques (voir aussi son site internet: http://www.thefeejeemermaid.com ). Il faut remarquer qu’on a eu la réalisation de fausses sirènes aussi auparavant, parfois avec des buts moins honnêtes: David Starr Jordan, dans son livre « A guide to study of fishes » (chapitre « the mythology of fishes »), écrit comme « la réalisation de corps de sirène […] a été longtemps une activité rentable en Orient. […] En Chine, des petites sirènes sont souvent réalisées et vendues aux curieux. »

Le chant des sirènes

Quelques faits qui peuvent alimenter la légende:

1. Le dugong et le lamantin (mammifères, ordre Sirenia) sont des animaux marins qui rassemblent aux phoques, et qui souvent ont été l’origine de « rencontres » avec des sirènes: ces animaux ont une forme qui rappelle beaucoup celle de la sirène, en outre les femelles ont les mamelles sur la poitrine et nourrissent les petits en les saisissant avec pattes, dans une façon qui rappelle une femme; en les voyant de loin ou seulement pour un instant est facile penser à une sirène, et en effet plusieurs sirènes ont été ensuite reconnues comme lamantins. D. S. Jordan, dans « A guide to study of fishes », explique comme ces animaux aient une tête et une mimique qui, vus de loin, paraient « pas différents de ces des humains ».

2. La sirénomélie (ou syndrome de la sirène) est une maladie fœtale rare (1/100’000), à origine inconnue, qui se traduit par un développement anormal des membres inférieurs, qui sont partiellement ou complètement joints; il s’agit d’une condition grave aussi aujourd’hui, donc est improbable que dans l’antiquité ces enfants auraient pu survivre. En tout cas, les membres inférieurs peuvent avoir l’aspect d’une queue, donc on peut facilement imaginer des personnes avec cette maladie considérées sirènes.

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