Charles Manson : sa secte aux multiples meurtres

Charles manson et sa secte

Le nom Charles Manson évoque de près ou de loin quelque chose. En fait, même ceux ne sachant pas précisément ce qu’il a fait savent au moins qui est ce tristement célèbre criminel américain, emprisonné depuis 1971 et ayant échappé de justesse à la peine de mort. Question d’en apprendre un peu plus à son sujet, voici le portrait de l’un des criminels les plus connus de l’histoire ayant, au passage, influencé une multitude d’artistes en tous genres!

Une enfance chaotique 

Comme dans le cas de plusieurs criminels notoires, l’enfance de Charles Manson n’a pas été de tout repos. En fait, on pourrait même dire que la jeunesse de Manson l’a prédisposé à la vie criminelle dans laquelle il allait plonger par la suite. 
Charles Manson est né le 12 novembre 1934 d’une mère adolescente et d’un colonel afro-américain. L’origine ethnique de Manson s’avérera un élément central dans la vie de ce dernier puisque cela nourrira son immense haine envers la communauté noire.

En effet, il semblerait que Manson n’acceptait pas du tout le fait que son père était Noir, certains ayant comparé cette aversion à celle que Hitler entretenait envers les Juifs. D’ailleurs, le procureur Vincent Bugliosi, chargé de l’instruction de l’histoire de Manson, a déclaré que l’origine ethnique de l’homme pourrait avoir été à la source de son éventuelle folie meurtrière. 

Manson n’a pas connu une enfance stable, bien loin de parents aimants et attendrissants. À l’âge de 5 ans, sa mère est incarcérée, l’envoyant alors chez son oncle et sa tante. À la suite de sa libération, la mère de Manson tente de le récupérer, mais les services sociaux lui refusent en raison de ses problèmes d’alcoolisme. Manson sera alors envoyé dans une école spéciale de l’Indiana où commencera sa carrière criminelle et une série de placements. 

Voyageant de centres d’accueil en centres de détention (dont l’un dans lequel Manson déclarera avoir été violé), l’adolescent commettra une série de délits. Le premier pour lequel il est incarcéré à l’âge de 14 ans est celui d’un vol dans une épicerie. À 16 ans, des médecins le jugent déjà comme étant « agressivement antisocial ». Puis, à 18 ans, un psychiatre stipule que Manson souffre d’un « traumatisme psychique ainsi que d’une grande sensibilité blessée par un manque d’amour et d’affection ». 

Le tueur en série fasciné par les Beatles

En 1958, Manson décide de « jouer dans la cour des grands » en tentant de devenir proxénète. Or, en émettant un chèque sans fonds, il se fait coincer et retourne en prison. Deux ans plus tard, Manson, qui a tenté sans succès de devenir musicien, développe une profonde fascination pour les Beatles. Celle-ci est telle qu’il interprètera et modifiera profondément les titres et les paroles des chansons de l’album Blanc du groupe, jetant dès lors de l’ombre sur les pièces de ce dernier. 

À 32 ans, ayant recouvré sa liberté, Manson fonde une communauté hippie que l’on connaîtra sous le nom de « La Famille ». Comme bien des gourous, Manson utilise son énorme charisme afin de recruter ses disciples, surtout composés de jeunes femmes. Il les « guide » dans des régions peu accueillantes de la banlieue de Los Angeles et ils finiront par s’établir dans une grotte ainsi que dans des ranchs.  Aidé par plusieurs drogues hallucinogènes, Manson fera croire à son groupe de fidèles qu’il est la réincarnation du Christ et que la fin du monde est proche. En outre, l’apocalypse sera provoquée par les Noirs qui, en prenant le contrôle du monde, perdront le contrôle sur ce dernier. À ce moment, aux dires de Manson, les Noirs se tourneront vers lui afin qu’il les guide. 

La vie au sein de la secte n’est pas reluisante. Le groupe vit essentiellement de vols et du trafic de drogues. Plusieurs femmes servent d’esclaves sexuelles et le groupe obtient le surnom de « Garbage People » par le voisinage puisque ses membres devaient fouiller dans les poubelles afin de ramener de la nourriture. Malgré tout, l’emprise de Manson sur ses fidèles est si forte que ces derniers le suivront, même dans ces conditions précaires. 

La vague de meurtres commandés par le prophète 

Afin d’appuyer ses affirmations, Manson inculque à ses fidèles sa propre prophétie affirmant que, tel que mentionné plus haut, les Noirs finiraient par dominer le monde. Or, les affirmations de Manson ne sont pas dues à des visions ou à une foi inébranlable, mais plutôt à un savant mélange d’extraits de la Bible et de paroles de l’album Blanc des Beatles.

Par exemple, il modifiera totalement le sens de la chanson Helter Skelter pour justifier sa vision du monde et même d’éventuels crimes de la secte. Alors que les Beatles désignaient Helter Skelter comme un toboggan en spirale dans une fête foraine, Manson soulèvera plutôt la désorientation et la confusion de ces mots qui, par le fait même, désigneront le chaos qui suivra la prise de pouvoir des Noirs. 

En août 1969, afin de prouver à ses disciples qu’il a raison et question de précipiter les affirmations contenues dans sa prophétie, Manson commande une série de meurtres dans les beaux quartiers de Los Angeles. Le but de Manson est clair : provoquer le désordre et l’ahurissement en tentant de faire passer ces assassinats sur le dos de la communauté noire. 
Le meurtre le plus connu de la secte de Manson, puisque le plus médiatisé, fut celui de l’actrice Sharon Tate, alors épouse du réalisateur Roman Polanski et enceinte de 8 mois. Le lendemain, les membres de la secte assassineront aussi un riche couple de Los Angeles. S’ensuivra une série de meurtres, tous marqués par de sanglantes signatures telles que « Death to Pigs », « War » ou « Rise ». 

Une arrestation fortuite 

La police de Los Angeles ne sait où tourner ses soupçons pour ces meurtres. Pire, elle n’établit aucun lien entre la plupart d’entre eux. La population exigeant des résultats, surtout après l’assassinat de Sharon Tate, les forces de l’ordre tentent tant bien que mal de creuser les minces preuves qu’ils ont en leur possession. 
C’est une arrestation tout à fait fortuite qui mènera les policiers sur la trace de Manson. Arrêtant Kitty Lutesinger par hasard, cette disciple de Manson finira par avouer les meurtres auxquels elle a participé à des codétenues. Cela ne prendra pas de temps pour que les informations parviennent aux policiers, qui finiront par remonter la piste jusqu’à Manson lui-même. 

Dès le premier jour du procès de « La Famille », qui demeure encore aujourd’hui le plus long et coûteux de l’histoire judiciaire des États-Unis, Manson se fait remarquer par l’étrange symbole sur son front. Ayant gravé une croix entre ses sourcils, Manson finira par la transformer en croix gammée au fil des ans, marque permanente témoignant de sa folie. Le 25 janvier 1971, à défaut d’avoir été présent sur les scènes de crimes, Manson est reconnu coupable d’avoir commandité les meurtres de sa secte. Le 29 mars, il est condamné à la peine de mort, mais se sauve finalement de cette peine lorsque la Cour Suprême annula les peines capitales jugées avant 1972. La sentence de Manson est alors transformée en une peine de prison à vie. 

Malgré son incarcération, la secte de Manson continuera de faire parler d’elle. En outre, en 1975, Lynette « Squeaky » Fromme tente d’assassiner nul autre que le président Gerald Ford. Puis, en 1978, Manson revient à l’avant-scène en demandant une première libération conditionnelle, qui lui sera refusée. Depuis cette époque, l’homme a tenté à 12 reprises d’être libéré sous conditions, ce qui lui a toujours été refusé.  
Aux yeux de la justice, Manson demeure toujours un criminel extrêmement dangereux et il serait très surprenant, malgré de futures demandes, qu’il soit un jour libéré. La justice américaine, réputée pour son intransigeance, ne retirera pas de son système carcéral l’un des criminels les plus connus de son histoire sous peine de soulever la colère de la population, et ce même plus de 30 ans après la commission des crimes. 

L’influence de Manson : De marilyn à South Park

Un élément toujours aussi fascinant à observer dans les cas de criminels notoires est l’influence qu’ils ont sur la société. Même s’ils provoquent l’horreur et l’indignation, ces criminels s’attirent les faveurs, voire les louanges d’une tranche de la population. Leur influence est telle que des artistes ne peuvent s’empêcher de leur faire référence, peut-être pour qu’on n’oublie jamais ce qu’ils ont fait.

Dans le cas de Manson, cela est encore plus vrai. Ainsi, dans le domaine musical, le chanteur Marilyn Manson a conçu son nom de scène en combinant les noms de Marilyn Monroe et de Charles Manson.

D’ailleurs, le chanteur a enregistré son premier album studio dans la maison où Sharon Tate a été assassinée! Si cela peut paraître morbide, ce n’est pourtant pas un acte réservé au chanteur puisque le groupe Nine Inch Nails a également enregistré l’album The Downward Spiral dans cette maison. D’ailleurs, les pièces Piggy et March of the Pigs de cet album font référence aux signatures laissées par les membres de la secte après leurs meurtres. 

Au petit écran, la série South Park a clairement fait allusion à Charles Manson dans l’épisode Joyeux Noël Charlie Manson de la saison 2.

Dans ledit épisode, les protagonistes de la série rencontrent Charlie Manson, un ancien tueur en série arborant une croix gammée sur le front. 

La franchise de films d’horreur Chucky fait elle aussi référence à Manson. En effet, la poupée maléfique est possédée par l’âme du tueur en série Charles Lee Ray, dont les trois noms sont composés de ceux de criminels américains (Charles Manson, Henry Lee Lucas et James Earl Ray). 
Des exemples comme ceux-là, il y en a des dizaines et des dizaines. Avouez que le paradoxe entre l’horreur et la fascination de la population pour les criminels est tout de même intéressant à observer !  [Source]

La mystérieuse disparition d’Agatha Christie

En 1926, Agatha Christie se retrouva au coeur d’une étrange affaire, qui semblait tout droit sortie d’un de ses romans, mais qu’aucun Hercule Poirot, aucune miss Marple n’ont jamais élucidée.

La romancière avait alors 36 ans, et tout semblait lui réussir.
Écrivain déjà renommé, mariée à un héros de la Grande guerre, le colonel Archibald Christie, elle vivait dans une splendide maison de campagne, qu’elle a elle-même décrite comme « une sorte de suite pour millionnaires du Savoy, transplantée en pleine campagne ».

La reine du crime

Celle que l’on a surnommé la reine du crime était née Agatha Clarissa Miller en 1890. À l’âge de 24 ans, elle avait épousé Archibald Christie, un aviateur du Royal Flying Corps, qui devait se couvrir de gloire pendant la Grande guerre, tandis qu’Agatha travaillait comme infirmière dans un hôpital.
Peu après la fin de la guerre, il mit au monde son unique enfant, Rosalind.

Un an plus tard, elle publiait son premier roman, ” la mystérieuse affaire de Styles”.
En 1926, douillettement installés dans leur demeure du Berkshire, les Christie semblaient un ménage heureux. En fait, la crise qui couvait depuis longtemps entre les époux était sur le point d’éclater.

Une femme disparaît

A cette époque, Agatha Christie avait déjà publié plusieurs romans policiers. Son dernier opus, “Le meurtre de Roger Ackroyd”, avait connu un grand succès, mais également suscité de vives polémiques.
Dans ce roman écrit à la première personne, le narrateur dissimule au lecteur quelques informations essentielles, et tout d’abord le fait que c’est lui l’assassin !

Si le « narrateur non fiable » est un procédé littéraire classique, il scandalisa ceux qui aiment déduire avant Hercule Poirot l’identité du coupable.
Les critiques, eux, adorèrent. Quoi que déjà connue, Agatha Christie n’était pas encore célèbre ; la plupart de ces livres ne s’étaient vendus qu’à quelques milliers d’exemplaires.
C’est alors qu’au soir du 3 décembre 1926, elle quitta le domicile conjugal et disparut. Du jour au lendemain, le pays tout entier se passionna pour son sort.

La voiture abandonnée

À 11 heures le lendemain matin, le super-intendant de la police de Surrey fut informé d’un accident de voiture à Newlands Corner, à la sortie de Guildford. La Morris de Mrs. Christie venait d’être retrouvée dans un fossé, le capot enfoncé dans les buissons. Il n’y avait aucune trace de la conductrice, mais celle-ci ne devait pas être allée bien loin, car son manteau de fourrure était resté dans la voiture.

En milieu d’après-midi, une meute de journalistes se pressait devant les domiciles des Christie. Dès le début, la police envisage l’hypothèse du suicide ; une théorie réfutée par son mari, qui soulignait non sans raison que la plupart des gens se suicident chez eux, et non pas en sortant en voiture au beau milieu de la nuit. Néanmoins, la police ratisse à la campagne autour de Newlands Corner ; des plongeurs allèrent sonder le Silent Pool, un lac situé dans les environs.

Chagrins secrets

Ce que tout le monde ignorait, c’est que rien n’allait plus au sein du couple. Archie était tombé amoureux d’une femme de 10 ans plus jeune qu’Agatha, Nancy Neele.

Il avait même annoncé à sa femme son intention de divorcer. Autre coup du destin, Agatha venait de perdre sa mère. Elle ne dormait plus, s’alimentait n’importe comment, déplacait sans cesse ses meubles et objets dans sa maison.
Elle semblait manifestement perturbée, au bord de la dépression nerveuse.

Les recherches

Les deux aux trois jours suivants n’apportèrent aucun indice nouveau. L’annonce qu’on avait retrouvée des vêtements de femme et un flacon étiqueté « opium » dans une cabane isolée déclencha la ruée des journalistes, mais ce n’était qu’une fausse alerte : l’opium se révéla être du bicarbonate.

Des journaux insinuèrent Archibald Christie avaient tout à gagner à la mort de son épouse, mais son alibi était à toute épreuve : il participait à une partie de campagne dans le Surrey.
D’autres journalistes subodorèrent « un coup de pub ». L’un des proches d’Agatha, Peter Ritchie-Calder, pensait qu’elle avait disparu pour faire éclater au grand jour la liaison de son mari avec Nancy Neele.

Il se mit à éplucher ses romans pour essayer de deviner ce qu’elle allait faire ensuite. Le “Daily Mirror” offrit une récompense à quiconque retrouverait Mrs.Christie. En vain.

Le mystère s’épaissit

Le mystère s’épaissit encore un peu plus lorsque le beau-frère d’Agatha révéla qu’il avait reçu une lettre d’elle. D’après le cachet de la poste, elle avait été postée à Londres à 9:45, le lendemain du jour de sa disparition, autrement dit à une heure où elle était censée errer quelque part dans les bois du Surrey.

Le dimanche suivant, dans une interview au “Daily Mirror”, Archibald reconnu que son épouse avait « évoqué la possibilité de disparaître à son gré.

Quelque temps auparavant elle avait dit à sa soeur : je pourrais disparaître si je le voulais, en m’organisant bien… ».
Peut-être, après tout, s’agissait-il d’autre chose que d’un suicide ou d’un coup monté par le mari…

Retrouvée !

Le 14 décembre, 11 jours après la disparition, le maître d’hôtel du Swan Hydropathic Hotel de Harrogate, dans le North Yorshire, reconnu parmi ses clientes la romancière dont tous les journaux publiaient la photo.
Prévenus par la police, le colonel Christie sauta dans le premier train pour Harrogate.

À son arrivée, on lui apprit que sa femme était là depuis 10 jours, qu’elle avait pris une belle chambre au premier étage, et qu’elle semblait normale et heureuse. Elle chantait, danser, jouer au billard, lisez les journaux qui parlaient de sa disparition, bavarder avec les autres clients de l’hôtel, faisait des promenades.

Agatha était en train de lire un article la concernant lorsque son mari s’approcha d’elle. « On aurait dit qu’il était pour elle une vague connaissance, dont elle ne savait pas exactement qui il était », raconta le directeur de l’hôtel. « Elle souffre d’une perte complète de mémoire, déclara Archibald à la presse, et je crois qu’elle ne sait pas qui elle est. »
Les médecins confirmèrent par la suite qu’elle souffrait d’amnésie. Mais pour Ritchie-Calder, son comportement ne ressemblait guère à celui d’une amnésique : le jour de sa disparition, elle portait une robe de laine verte, une veste grise et un chapeau de velours, et elle n’avait que quelques livres sterling dans son sac. Lorsqu’on la retrouva, elle était élégamment vêtue et elle avait 300 livres sur elle. Elle s’était inscrite sous le nom de Teresa Neele, et elle racontait qu’elle venait d’Afrique du Sud.

Retombées

L’affaire laissa des traces, certaines déplaisantes, d’autres beaucoup moins. La presse monta en épingle le coût présumé de l’enquête ; 3000 livres selon elle.

Qui allait les payer ? Les contribuables du Surrey rendirent Agatha responsable de la forte augmentation des impôts qu’ils subirent cette année-là.

Son nouveau roman, “Les Quatre”, fut accueilli fraîchement par la critique, mais ne s’en vendit pas moins à 9000 exemplaires, deux fois plus que “Le meurtre de Roger Ackroyd”.
Et dès lors, les ventes de ces ouvrages n’allaient cessé d’augmenter.
Dans les années 1950, des tirages de ses livres excédaient les 50 000 exemplaires ; son ultime roman avec “Miss Marple”, “La Dernière Enigme” (1976), fut tiré d’emblée à 60 000 exemplaires.

Les voies de la célébrité

Les Christie divorcèrent en 1927, Archibald se remaria avec Nancy Neele, Agatha épousa le professeur sir Max Maalowan en 1930.
Jusqu’à la fin de ses jours, elle refusera de parler de sa disparition, elle accordera des interviews qu’à la condition que le sujet ne soit pas abordé.
Sa biographe, Janet Morgan, accepte la thèse d’une dépression nerveuse suivie d’une amnésie. On a pourtant quelques peines à la croire : d’où venait l’argent qu’elle avait à Harrogate ?

Pourquoi s’est-elle inscrite sous le nom de la maîtresse de son mari ? Une personne souffrante d’une amnésie aussi grave peut-elle avoir un comportement en apparence normal, lire les articles concernant sa propre disparition, regarder ses propres photos, sans s’interroger sur son identité ?

Ritchie-Calder, qui l’a bien connue, reste convaincu que « sa disparition avait été soigneusement organisée, comme les intrigues de ses romans policiers ». Un téléfilm produit après sa mort a fait de sa disparition un élément d’un complot visant à assassiner Nancy Neele.

Une chose reste certaine, l’affaire de la romancière disparue a largement contribué à faire d’Agatha Christie l’auteur anglais le plus lu au monde après Shakespeare.

La légende de Robin des Bois

La légende de Robin des Bois

La légende de Robin des bois a peut-être bercé votre enfance, comme il a bercé la mienne, mais l’on oublie trop souvent que toute légende a sa part de vérité et que tout mythe est souvent inspiré d’un fait avéré.

Selon la légende, ce personnage est un hors-la-loi au grand cœur qui vit caché dans la forêt de Sherwood et de Barnsdale, avec ses compagnons dont le célèbre Petit Jean.
Il est présenté comme un voleur justicier qui détrousse les riches nobles et fonctionnaires, comme le Shérif de Nottingham et le prince Jean Sans Terre, pour redistribuer ensuite son butin aux pauvres.

C’est au moyen-âge que cette légende est née, sous forme de balade, car peu savaient lire à l’époque. Mais tout de suite, le peuple s’est pris d’affection pour ce héros peu ordinaire. Toujours d’après la balade, c’est dans la région de Nottingham que Robin et ses compagnons détroussaient de riches habitants et dans la forêt de Sherwood qu’ils se cachaient. Ne leur restait après, plus qu’à redistribuer aux pauvres la fortune amassée.

Robin des Bois a t-il existé ?

Cette histoire est-elle authentique ? Une église est mentionnée dans une célèbre ballade, Robin serait venu y prier, puis un moine (qui aurait été pillé par les hommes de Robin) l’aurait dénoncé au très célèbre shérif de Nottingham dont le poste se trouvait tout près.

Robin aurait été ensuite arrêté, mais heureusement, ses amis seraient venus le délivrer. Revenons à cette église. Après de nombreuses recherches, il a été découvert que cette dernière n’avait pas encore été construite à l’écriture de la ballade, mais récemment, des fouilles ont été faites à même l’église et l’on s’est aperçu qu’il y avait d’anciennes fondations déjà présentes, une autre église sûrement.

Cela viendrait appuyer la thèse selon laquelle l’histoire de Robin ne serait pas une simple légende.

Ce n’est pas la seule preuve de la réalité de ce personnage, puisque non loin se trouve l’ancienne prison du compté. Au sous-sol se trouvent des galeries où l’on enfermait les prisonniers, mais une cellule a attiré l’attention, puisqu’elle est plus profonde que les autres.

C’est une oubliette dans laquelle on mettait les détenus (ils ne pouvaient en sortir qu’à l’aide d’une corde) et on les laissait ensuite mourir de faim. Mais pourquoi me direz-vous, cette cellule est-elle une preuve de la véracité de la vie de Robin des Bois ?

Et bien dans une autre balade, Robin aurait justement été enfermé dans une de ces oubliettes, ces amis seraient venus le délivrer à l’aide d’une corde avec laquelle il aurait pu se hisser jusqu’à la sortie.

Selon la même balade, Robin, après avoir été blessé, aurait été emmené par Petit Jean au prieuré de Kirklees pour y être soigné, mais au lieu de cela, une femme en aurait profité pour le saigner à mort.

Robin aurait tiré une dernière flèche avant de mourir en disant à Petit Jean de l’enterrer là où la flèche tomberait. Le prieuré de Kirklees existe bien et dans le jardin, on peut encore y voir aujourd’hui une tombe sur laquelle y sont inscrites quelques phrases stipulant qu’il s’agit de la tombe de Robin des Bois.

Vous l’avouerez, les coïncidences sont tout de même troublantes.

Un vieux livre retrouvé dans une bibliothèque viendrait confirmer la théorie selon laquelle Robin aurait été un criminel endurci, infestant la forêt de Sherwood avec ses acolytes. Ils se seraient livrés ensemble à des vols, sans aucune impunité.

Selon certain, ce Robin-là serait celui dont aurait été tiré cette histoire, mais d’autres sont sûrs que ce nom était courant à cette époque. Quoi qu’il en soit, il sera très difficile de prouver qui est qui, qui a fait quoi etc. C’est une question qui ne trouvera sûrement jamais de réponse.

Cléopatre, ses dossiers secrets

Cléopatre, ses dossiers secrets

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Comment expliquer la longévité du règne de Cléopâtre, dans un monde alors si chaotique ? Si la première explication avancée a été sa grande beauté, il semblerait aujourd’hui qu’une autre raison soit à l’origine de son succès : Jules César et Marc-Antoine, les hommes les plus puissants de l’empire romain, auraient pu croire que Cléopâtre était l’incarnation vivante d’une déesse.

Cléopâtre était, sans conteste, une femme très obstinée et prête à tout pour son royaume. Elle fut la dernière reine d’Egypte entre 51 et 30 avant J.-C. Cléopâtre est née en 69 avant J.-C. et est la fille de Ptolémée XII. Son nom signifie “la gloire de son père”. Son souhait le plus cher est de restaurer la grandeur de l’Egypte face à l’empire romain de plus en plus puissant.

A la mort de son père, elle épouse son demi-frère et monte sur le trône sous le nom de Cléopâtre VII. Hélas, elle est très vite écartée du pouvoir, son frère tenta de l’assassiner pour régner seul. Cléopâtre s’enfuit en Syrie. Mais la reine n’avait pas dit son dernier mot.

Usant de son charme, de son intelligence et de son raffinement, elle parvient à convaincre César, qui s’apprêtait à envahir son royaume, de lui laisser le trône d’Egypte. Par la suite, Cléopâtre aura un fils de César qui s’appellera Césarion. La reine s’installera dès lors à Rome. Mais quelques années plus tard, César fut assassiné et elle dut repartir pour l’Egypte.

Deux prétendants à l’empire romain sont alors en lutte : Octave et Marc-Antoine. Ce dernier aime par-dessus tout Cléopâtre et décide de s’installer en Egypte. La reine est toujours désireuse de faire revenir l’Egypte des pharaons au premier plan. Elle est une brillante politicienne et petit à petit son royaume fait de l’ombre à l’empire romain.

Cléopâtre aura 2 fils et une fille avec Marc-Antoine. Du côté des romains, la paix n’est plus possible, Octave et Marc-Antoine décide de se partager le monde : l’un aura l’occident et l’autre l’orient. Malheureusement, pour que cet accord soit effectif, Marc-Antoine est obligé de prendre pour épouse Octavie, la demi-soeur d’Octave. Cette dernière lui demande de choisir entre elle et Cléopâtre. Si son choix ne se porte pas sur elle, il sera considéré comme un ennemi de Rome et sera éliminé.

Marc-Antoine toujours amoureux de Cléopâtre la choisit et retourne en Egypte. Cette décision compromet définitivement ses relations avec Rome, Marc-Antoine et Cléopâtre regroupent alors leurs forces pour lutter contre les armées d’Octave. Mais hélas, les troupes de Marc-Antoine furent vaincues à la bataille d’Actium et ce dernier se suicida, croyant que Cléopâtre avait été tuée. Pour se venger encore plus, Octave assassina Césarion en 30 avant J.-C.