Les sirènes, des créatures légendaires ?

sirenes creatures legendaires

La sirène, selon la version la plus diffusée de la légende, est un être fantastique avec le buste d’une femme (d’habitude, une jeune femme très belle) et la queue d’un poisson. C’est la créature décrite dans les légendes marines, dans plusieurs contes (très célèbre la version de Andersen, « La petite sirène ») et aussi dans certaines témoignages de découvertes ou captures de sirènes.

La version de la « femme-poisson », d’origine nordique, est la plus diffusée, mais il y a aussi une version d’origine grecque; en plus, chez les peuples de la Mésopotamie existaient déjà des descriptions d’êtres avec ces caractéristiques.

La différence principale de la version grecque est le fait de parler de créatures moitié femme et moitié oiseau (parfois on parle simplement de femmes); le point commun à toutes les légendes est que la sirène est décrite comme un être qui vit dans la mer, soit dans l’eau (version nordique) soit sur des écueils ou îlots (version grecque). La sirène, en plus, dans presque toutes les versions est un être qui attire les marins et cause leur ruine: grâce à son aspect de femme très belle ou à son chant irrésistible est capable de séduire les marins.

Aussi le destin des marins séduits change selon la version: dans la meilleure version, les victimes vivront chez les sirènes (en revanche ils seront éloignés de leur monde et leurs familles), dans les versions plus néfastes les sirènes dévorent les marins; dans autres versions la sirène et l’homme deviennent amoureux, mais comme l’un ne peut pas vivre dans le monde de l’autre ils sont condamnés à l’infélicité.

Les sirènes pendant l’Antiquité

Dans la mythologie de certains peuples antiques (Sumériens et Babyloniens, pour exemple) on trouve des êtres qui rassemblent beaucoup aux sirènes, soit nordiques (femme- poisson) soit grecques (femme- oiseau); d’habitude il s’agit de dieux ou semi- dieux, ou quand même d’êtres qui possèdent un quelque pouvoir spécial.

Il faut considérer que chez ces peuples les dieux avaient souvent des caractéristiques d’animaux: on trouve des représentations de dieux avec tête ou autres parties d’animaux (comme certains dieux Egyptiens), de dieux qui peuvent changer leur forme humaine en forme d’animal et aussi de dieux qui ont toujours la forme d’un animal.

On trouve pour exemple le dieu babylonien de la mer, qui a l’aspect d’un triton (homme avec queue de poisson, le « mâle » de la sirène); n autre exemple parle d’une déesse (ou semi- déesse) qui utilise ses pouvoirs pour abandonner la terre et se réfugier dans la mer, en accouchant d’un fils que, étant né en mer, a une queue de poisson. Dans « Les mille et une nuits » on parle de sirènes: est possible que les auteurs de ces contes aient pris quelque croyance des peuples des quels étaient en fait les héritiers.

La légende grecque (sirène)

Les sirènes, dans la version grecque, peuvent être créatures moitié femme et moitié oiseau ou simplement femmes; il faut préciser que bien qu’elles aient (complètement ou en partie) l’aspect de femmes elles ne le sont pas.

Selon la mythologie grecque (précisément, selon Apollodore dans sa « Bibliothèque) les sirènes sont filles du dieu Achéloos (un dieu fleuve: chez les Grecs était habituel que les rivières eussent des dieux- patrons ou fussent des dieux) et de la muse Melpomène; par le père les sirènes avaient reçu la caractéristique de vivre dans la mer (ou quand même près de la mer), par la mère l’habilité de chanter dans une façon irrésistible (Melpomène était, justement, la muse du chant).

On n’explique pas pourquoi la moitié inférieure de leur corps fût d’oiseau (parfois l’entier corps sauf la tête), en tout cas en étant des déités mineures est assez normal qu’on les imagine sous une forme spéciale ou avec l’habilité de changer forme; en plus, comme dit, parfois on les décrit simplement comme des femmes très belles. Les sirènes, dans la mythologie grecque, sont protagonistes de deux contes:

1. La quête du toison d’or: pendant leur voyage les Argonautes, commandés par Jason, passent devant l’île des sirènes; ils résistent à leur chant seulement pour le fait que parmi l’équipage il y a Orphée, le légendaire joueur de lyre considéré capable d’ensorceler aussi Hadès (dieux des Enfers): quand les sirènes essayent de séduire les Argonautes, Orphée entonne un chant encore plus séduisant et les sirènes sont vaincues. Entre autre selon la mythologie Orphée était fils de Calliope (une autre muse), pour cette raison il avait réussi à vaincre les sirènes: Calliope était la muse de la poésie (et les poésies étaient chantées), tandis que Melpomène était la muse du « simple » chant.

2. L’odyssée: l’épisode du rencontre avec les sirènes voit Ulysse passer devant leur île (comme Jason); heureusement pour lui, il a été bien conseillé par Circé à propos de comment passer sans péril: pour éviter d’être ensorcelé par le chant suffit ne l’écouter pas, donc Ulysse dit à ses marins de se boucher les oreilles avec de la cire et de l’attacher au mât pour pouvoir écouter le chant sans quitter le navire. Dans l’odyssée on parle aussi du destin de qui réussit à rejoindre les sirènes: Circé explique que pas loin des sirènes il y a un tas de squelettes. Le navire de Ulysse, dans le conte de l’odyssée par Apollodore, est le deuxième bateau qui réussit à échapper aux sirènes, et ça réalise leur destin de mourir si deux navires eussent réussi à leur échapper; des autres auteurs disent que les sirènes se jettent en mer pour l’humiliation.

La légende nordique (mermaid)

Quand on parle de la version nordique de la légende on devrait utiliser, en lieu du terme « sirène » (d’origine grecque), le terme « mermaid » (qui entre autre est le mot anglais pour « sirène »); « mermaid » est un terme en ancien anglais composé par « mer » (ou « meer ») et « maid » (jeune femme). Mermaid signifie donc « femme de la mer »; Andersen dans son conte utilise le terme « havfrue » (le titre danois est « Den lille havfrue »), en fait synonyme de mermaid (« hav » signifie mer et « frue » femme). Comme dit, la mermaid est une créature moitié femme et moitié poisson: est montrée avec buste de femme et queue de poisson, même si parfois a deux queues qui substituent les jambes.

Comme dans la version grecque il s’agit d’une créature capable de séduire les marins, dans ce cas avec son aspect de jeune femme (très belle); dans la version nordique la mermaid d’habitude ne séduit pas les marins pour les tuer: d’habitude les contes parlent de marins qui restent chez les sirènes pour vivre avec elles.
En tout cas le marin qui accepte de rester avec la sirène ne reviendra jamais chez soi; en se laissant séduire l’homme abandonne sa maison et sa famille (et parfois ça est comparé à l’homme qui se laisse tenter et perde le paradis). Des autres contes parlent d’un amour impossible né entre l’homme et la sirène, qui cause l’infélicité des deux: l’homme ne pourra jamais vivre dans la mer et la sirène ne pourra pas vivre sur la terre.

Dans des autres contes on parle de sirènes qui tuent les marins, pour exemple dans un conte de Leonardo da Vinci on trouve une sirène qui endormit des pêcheurs avec son chant, puis les touches en les tuant (selon Leonardo, la touche de la sirène tue); dans le « Beowulf », en outre, la description de la mère de Grendel (une sorte de démon qui vit dans l’eau) rappelle une sirène.

La version nordique dans le moyen age devient celle plus diffusée, même si la sirène devient souvent une créature diabolique, métaphore de la tentation.

Témoignages de l’existence des sirènes

La liste des témoignages de l’existence des sirènes est très longue; on parle de personnes qui auraient vu des sirènes, de captures et de découvertes de cadavres. En 2006 il y eut la découverte du corps d’une sirène au Venezuela: il s’agissait d’un faux, comme a déclaré ensuite l’auteur, Juan Cabana, artiste qui réalise des fausses créatures pour buts artistiques (voir aussi son site internet: //www.thefeejeemermaid.com ). Il faut remarquer qu’on a eu la réalisation de fausses sirènes aussi auparavant, parfois avec des buts moins honnêtes: David Starr Jordan, dans son livre « A guide to study of fishes » (chapitre « the mythology of fishes »), écrit comme « la réalisation de corps de sirène […] a été longtemps une activité rentable en Orient. […] En Chine, des petites sirènes sont souvent réalisées et vendues aux curieux. »

Quelques faits qui peuvent alimenter la légende:

1. Le dugong et le lamantin (mammifères, ordre Sirenia) sont des animaux marins qui rassemblent aux phoques, et qui souvent ont été l’origine de « rencontres » avec des sirènes: ces animaux ont une forme qui rappelle beaucoup celle de la sirène, en outre les femelles ont les mamelles sur la poitrine et nourrissent les petits en les saisissant avec pattes, dans une façon qui rappelle une femme; en les voyant de loin ou seulement pour un instant est facile penser à une sirène, et en effet plusieurs sirènes ont été ensuite reconnues comme lamantins. D. S. Jordan, dans « A guide to study of fishes », explique comme ces animaux aient une tête et une mimique qui, vus de loin, paraient « pas différents de ces des humains ».

2. La sirénomélie (ou syndrome de la sirène) est une maladie fœtale rare (1/100’000), à origine inconnue, qui se traduit par un développement anormal des membres inférieurs, qui sont partiellement ou complètement joints; il s’agit d’une condition grave aussi aujourd’hui, donc est improbable que dans l’antiquité ces enfants auraient pu survivre. En tout cas, les membres inférieurs peuvent avoir l’aspect d’une queue, donc on peut facilement imaginer des personnes avec cette maladie considérées sirènes.

La mystérieuse histoire de la bête des Vosges

La mystérieuse histoire de la bête des Vosges

Qui a dit qu’il ne se passait pas grand chose dans les Vosges ? En 1977, bien avant l’affaire du petit Grégory, la région voit soudain d’insistants projecteurs se braquer sur elle. La responsable ? Une sorte de bête du Gévaudan 2.0, un montre mystérieux, mi-loup, mi-fantasme, qui décime les troupeaux avec un enthousiasme féroce. La bête des Vosges est né, le succès médiatique va suivre.

Si les rumeurs initiales datent de 1975, le mois de février 1977 est bien celui des premières apparitions confirmées. C’est d’abord Lucien Baret, garde fédéral, qui voit un énorme animal prendre en chasse un chevreuil dans les bois de Rambervillers.

Quelques semaines plus tard, à Domèvre-sur-Durbion, on retrouve 7 brebis égorgées. Suivront des boeufs à Morinville, 12 moutons à Hadigny-les-Verrières, des poulets, des chevaux, etc…

Pendant toute une année, la bête se joue des battues, des chasseurs, de l’armée, des journalistes… et massacre 300 animaux entre Épinal et la Bresse. Le portrait-robot, d’après photos et témoignages, évoque :

un gros chien-loup au pelage gris-jaune, d’au moins 60kg, vif, très rusé.

La bête des Vosges, un lynx ou un loup ?

On mentionne un lynx (photo ci-dessous). On parle aussi d’une vengeance entre agriculteurs. On se tourne aussi vers un certain Herr Reinartz, riche propriétaire du château d’Hadigny-les-Verrières, qui a la fort mauvaise idée de porter un nom proche de celui d’un colonel nazi passé 30 ans plus tôt dans la région.

Traqué par les médias (le Nouvel Observateur, qui fait dans le raffinement, compare les clôtures de sa maison à des “Miradors type Auschwitz”), l’homme craint pour sa vie. La rumeur voudrait qu’il ait introduit un couple de loups dans son domaine, et que ces derniers, affamés, aient fini par s’échapper.

Mais l’hypothèse ne résiste guère à un examen approfondi. Le loup n’attaque que lorsqu’il est affamé. Or, le domaine du sieur Reinartz, vaste de plusieurs hectares, était un authentique domaine de chasse ; les bêtes avaient largement de quoi se sustenter sur place, et aucune raison de franchir les clôtures.

A Paris, la presse ne s’en enflamme pas moins. Un article de l’Express décrit les Vosgiens comme des semi-demeurés vivant repliés sur eux-mêmes. “Des marginaux, en quelques sortes”. Les reportages télé enfoncent le clou. Dans l’un d’eux, un certain Gérard Holz lance son sujet sur fond de clair de lune et de hurlements nocturnes.

Ce n’est plus la course au monstre mais la traque à l’audimat. Craignant sans doute un essoufflement, la bête des Vosges prend congé le 2 juin 1976 après une ultime attaque de moutons. L’énigme demeure entière.

Bien des années plus tard, en 1994, une louve attaque des troupeaux, mais sa dépouille est bientôt retrouvée. en 2011, nouvelle curée dans le village de Ventron : 40 moutons dépecés. Las ! Comme si le XXI° siècle s’était trouvé d’autres monstres, l’emballement médiatique n’est plus au rendez-vous.

Là-haut dans ses montagnes, seule et fatiguée, la bête des Vosges regrette sans doute le bon vieux temps.

La légende du Yéti, l’abominable homme des neiges

Le Yéti ou abominable homme des neiges est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises.

Un jour de 1951, traversant un glacier au pied de l’Everest, l’alpiniste anglais Éric Shipton tomba sur des traces de pas d’une taille impressionnante.
Il en photographia une. En plantant son piolet à côté d’elle pour donner l’échelle.

L’empreinte mesurait 45 cm de long et 35 cm de large, et sa forme était étrange, avec trois petits orteils et un énorme gros orteil qui semblait tout rond.

Ces traces étaient à l’évidence celle d’une créature bipède, et non d’un quadrupède comme un loup ou un ours. Les empreintes rappelaient plus ou moins celles d’un orang-outan, mais il n’y a pas d’orangs-outans au Tibet.

Première mention du yéti

Depuis toujours, les voyageurs européens qui se sont rendus au Tibet se sont entendus conter par les autochtones la légende une énorme créature simiesque appelée le “metoh kangmi”, que l’on pourrait traduire par ” le répugnant homme des neiges”.

La légende est répandue dans une aire géographique très vaste, du Caucase à l’Himalaya, du Pamir jusqu’aux confins orientaux de la Sibérie.

La créature est appelée mehteh ou yéti en Asie centrale, alma dans le Caucase.
Dès 1832, le résident anglais à la course du Népal, B.H Hodgson, mentionné dans un de ces rapports que les chasseurs autochtones avaient très peur d’un « homme sauvage » couvert de longs poils noirs.

En 1889, le major Laurence Waddell découvrit dans l’Himalaya, à 5000 m d’altitude, d’ébormes empreintes dans la neige ; ses guides lui assurèrent qu’il s’agissait de celle d’un yéti.
Ils lui expliquèrent que cette créature féroce pouvait attaquer des hommes et les emporter pour les dévorer.

Pour lui échapper, le mieux était selon eux de courir dans le sens de la pente, car le yéti avait du mal à voir vers le bas, à cause des longs poils qui lui tombaient sur les yeux.
En 1921, durant la première tentative d’ascension de la face nord de l’Everest, des alpinistes aperçurent aux loin plusieurs créatures de grande taille qui se frayaient un chemin dans la neige. Les sherpas leur assurèrent que c’étaient des yétis.

En 1925, un membre de la Royal Géographical Society, N.A Tombazi, essaya de photographier une créature bipède et nue sur le glacier de Zemu ; mais elle s’éclipsa avant qu’il ait eu le temps de faire la mise au point.
Toutefois, les légendes étaient trop nombreuses, les divers témoignages trop imprécis et trop peu crédibles pour que les scientifiques leur accorde quelque foi.
C’est pourquoi la photo de Shipton fit sensation : elle avait été prise par un scientifique, qui n’avait aucune raison de falsifier les faits. Et elle était éloquente.

Doutes et hypothèses

Le département d’histoire naturelle du British Museum réfuta l’idée que l’empreinte de Shipton fut celle d’un yéti.

Pour l’un de ces experts les plus éminents, T.C.S Morrison-Scott, les traces étaient celle d’un singe de l’Himalaya, appelé langur.
Il se fondait sur la description qu’avait donnée du yéti Tenzing Norgay, le sherpa qui avait conquis l’Everest aux côtés de sir Edmund Hillary en 1953.

Selon Norgay, le yéti mesurait 1,50 m, il avait un crâne ovale et une fourrure brun-roux. Une description qui selon Morrison Scott ressemblait assez à celle du langur.

On lui objecta que le langur, comme la plupart des singes, se meut le plus souvent à quatre pattes, et qu’il possède cinq orteils très allongés, bien différent des quatre orteils arrondis montrés sur la photo.

Le zoologiste hollandais Bernard Heuvelmans fit preuve de plus d’imagination, dans une série d’articles publiés en 1952.

Il est rappelé qu’en 1934, le docteur Ralph von Koenigwald avait découvert chez un apothicaire chinois deux Hong Kong un assortiment de dents très anciennes.

L’une d’elle était une molaire d’apparence anthropoïde, mais deux fois plus grosse qu’une molaire de gorille adulte.

On pouvait déduire de sa taille que son propriétaire mesurait plus de 3,60 m.
D’autres découvertes ont permis d’établir que ce géant, baptisé gigantopithèque, a vécu il y a 500 000 ans.

Pour Heuvelmans, les traces de Shipton pourraient être celles d’un grand bipède descendant du gigantophitèque.

L’abominable yéti

Comment le “métoh kangmi”, ou yéti est-il devenu l’« abominable homme des neiges » ?
Apparemment, en 1921, quelqu’un a traduit métoh, qui signifie « crasseux », par « abominable ». Le nom a plu.

Répliques sacrées

En 1954, le London Daily Mail organisa une expédition pour capturer (ou tout au moins photographier) un yéti.

Les membres de l’expédition sillonnèrent l’Himalaya pendant quatre mois, sans entrevoir le moindre « abominable homme des neiges », mais ils n’en firent pas moins une découverte sensationnelle : plusieurs monastères tibétains possédaient des « scalps de yéti », qu’ils honoraient comme des reliques sacrées.

De forme conique, un peu comme une mitre d’évêque, ces scalps fascinant étaient couverts de poils et comportaient une sorte de « crête » médiane, formée de poils hérissés.
Si l’un d’eux s’avéra être un faux ( des morceaux de peau cousus entre eux ), les autres étaient indubitablement authentiques.
On soumit quelques poils à l’analyse experts, qui déclarèrent qu’ils n’appartenaient à aucun animal connu.
La réalité de l’existence du yéti semblait bel et bien démontrée.

Un yéti qui bêle ?

Hélas, il n’en était rien. sir Edmund Hillary, le vainqueur de l’Everest, put emprunter l’un de ces scalps, qu’il fit examiner par Bernard Heuvelmans : son aspect rappela à ce dernier une sorte de chèvre sauvage du Népal, le serow, qu’il avait vue dans un zoo avant la guerre.
Heuvelmans alla examiner un serow à l’Institut royal de Bruxelles.

L’examen comparatif prouva que le « scalp du yéti » était en fait une peau de serow moulée à la vapeur. Il ne s’agissait pas d’une mystification délibérée ; à l’origine, l’objet était un bonnet porté lors de certaines cérémonies religieuses.
Avec le temps, le souvenir s’en était effacé, les moines avaient fini par l’appelé «scalp de yéti».

Les convaincus et les sceptiques

L’affaire des scalps convainquit les sceptiques que le yéti n’était qu’une légende. Pourtant, on continua à relever et à photographier ses traces en abondance.
En 1955, l’abbé Bordet suivit trois pistes distincte dans la neige.
Le Squadron Leader Lester Davies filma des empreintes énormes la même année.

En juin 1970, l’alpiniste Don Whillans aperçut une créature à l’aspect simiesque dans l’Annapurna : lord Hunt photographia encore des traces de yéti en 1978.
En 1958, après avoir lu un article sur l’Alma dans une revue moscovite, le lieutenant-colonel V. Karapetyan prit contact avec un éminent savant soviétique, le professeur Boris Porchnev, pour lui apporter son propre témoignage.
Pendant la guerre, Karapetyan avait combattu dans le Caucase. Un jour, dans la région de Buinaksk, un groupe de partisans lui demanda de venir examiner un de leurs prisonniers : Ils le gardaient enfermé dans une grange parce que dés qu’il se trouvait dans une pièce chauffée, l’homme se mettait à transpirer à grosses gouttes et à sentir très mauvais ; il était de plus infesté de poux.

Le captif ressemblait plus à un singe qu’un homme : nu et hirsute, il paraissait hébété et clignait sans cesse des yeux.
Il ne comprenait pas ce qu’on lui disait, et il ne tenta pas de se défendre quand Karapetyan lui arracha quelques poils.
Finalement, l’officier laissa les partisans décider eux-mêmes du sort du malheureux.

Les archives ont révélé par la suite que l’homme avait été fusillé comme déserteur.
En janvier 1958, le docteur Alexandre Ponine, de l’université de Leningrad, annonça qu’il avait aperçu un alma.
Alors qu’il se trouvait dans le Pamir, une chaîne de montagnes de l’Asie centrale, il avait une silhouette d’une créature se détacher au sommet d’une falaise.
Elle ressemblait à un homme et était couverte de poils gris-roux. Ponine put l’observer pendant plus de cinq minutes. Quelques jours plus tard il la revit au même endroit.

Abondance de preuve

En dépit du scepticisme des autorités soviétiques, Porchnev entreprit de compiler toutes les observations d’« homme sauvage ».

L’impressionnant corpus de preuve qu’il a rassemblé est décrit en détail dans l’ouvrage d’Odette Tchernine, “Le yéti”.

Selon elle, la créature pourrait être un homme de Neandertal, une espèce qui a disparu il y a 25 000 ans.
Les preuves de l’existence du yéti semblent solide : il a été vu à des centaines de reprises, il paraît peu probable qu’il s’agisse d’une pure invention.

Sus au Yéti

Le yéti suscite un regain d’intérêt depuis qu’en 2004 le rédacteur en chef de la revue nature, Henry Gee, l’a cité parmi les plus grands problèmes dignes d’être étudié avec attention.
En 2007, une équipe de télévision américaine a relevé des traces près de l’Everest.

L’analyse des moulages a montré que les empreintes étaient parfaites du point de vue morphologique, et qu’elles ne présentaient aucune trace de falsification.

Stimulée par cette découverte, une équipe japonaise est partie pour le Tibet fin 2008, bien décidée à ramener des images d’un yéti.

Enquête sur la terrible créature, El Chupacabra

Enquête sur la terrible créature - El Chupacabra

Nous sommes en 1995 à Porto Rico en Amérique Latine. Une vague de mort d’animaux semble inquiéter une large population: chevaux, oiseaux, mais surtout des chèvres, avec sur chaque carcasse découverte un trou dans le cou permettant à l’animal de se vider de son sang. Bientôt une créature effrayante révèle son identité: El chupacabra.

En quelques semaines, le fléau se propagea dans l’île, et prit des proportions presque épidémiques.

En 1995, suite à une nouvelle vague de mort d’animaux, l’observation des carcasses montre sur chaque animal un trou au niveau du cou ayant permis au sang de s’écouler. Dans les cas les plus extrêmes, l’animal est vidé de certains de ses organes.

Ces meurtres font alors de nouveau penser à “El vampiro de Moca“, et les rumeurs vont bon train. L’une d’elle tient du Folklore Sud Américain où il est question de “l’homme moustique”, dont la façon de tuer est presque semblable: il vide les animaux de leur sang, à la seule différence que l’Homme moustique ne le fait non pas avec les crocs, mais avec son nez.

Pour d’autres, il s’agirait d’une créature venue d’une autre planète, dont l’apparence rappellerait celle de l’extra-terrestre de Roswell

El Chupacabra, le “suceur de chèvre”

Finalement, c’est une personnalité de la télévision américaine du nom de Silverio Pérez qui sur le ton de la plaisanterie utilisa le terme d’El Chupacabra, signifiant “suceur de chèvre”, puisque la majorité des animaux retrouvés morts sont en réalité des chèvres.

On organisa des patrouilles de nuit. Les animaux furent placés sous bonne garde. Mais six mois s’écoulèrent sans que personne ne vit jamais le « suceurs de chèvres » en chair et en os.

Le Chupacabra est une créature qui est décrite par des témoins comme ayant des yeux rouges, deux trous pour les narines, une bouche avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas et serait couverte de poils noirs. Elle ressemble selon certains à une chauve-souris ou au prétendu extraterrestre de l’Affaire de Roswell.

Elle fait partie de la culture populaire dans toute l’Amérique latine, notamment au Mexique et sur l’île de Porto Rico. L’animal se nourrirait en suçant le sang des animaux de ferme comme les chèvres ou les vaches en faisant des trous parfaitement circulaires dans le cou jusqu’au cervelet tuant l’animal en ne provoquant aucune souffrance.

Les scientifiques ont cherché une hypothèse pour apporter des explications à la créature aperçue. Il serait en effet question de canidés victimes d’une forme de gale aiguë. Cependant, les prélèvements effectués sur la créature tuée au Texas ne rapporte aucune trace de gale.

Et vous? Croyez-vous en l’existence d’El Chupacabra?

Le mystère de la bête du Gévaudan

Le mystère de la bête du Gévaudan

Entre 1764 et 1767, une série de morts mystérieuses sème le trouble dans la région du Gévaudan (actuelle Lozère). Près d’une centaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, furent retrouvés décapités ou partiellement déchiquetés. On songea d’abord à un loup, mais la nature des blessures et plusieurs témoignages firent état d’une bête énorme et terriblement agile. De nombreuses battues furent organisées et appuyées par le Roi Louis XV en personne, mais les massacres continuèrent.

C’est en 1767 que Jean Chastel, un paysan et chasseur, mit un point final à cette tragédie en tuant la présumée bête. Malheureusement le cadavre du monstre arriva dans un tel état de décomposition à Paris, et il fut impossible de l’analyser. Du coup beaucoup de questions restèrent en suspens concernant la nature de la bête, des décapitations et surtout des témoignages de survivants qui avaient tous aperçu quelque chose de bien plus grand. Chastel avait-il vraiment tué la bête ? Chastel avait-il été mêlé de quelque façon que ce soit à cette horreur ? Et comment une telle créature avait-elle pu se trouver dans la région ?

L’histoire de la bête du Gévaudan

C’est en 1764 que tout commença avec l’attaque d’une femme du village de Langogne dans le Gévaudan, qui gardait son troupeau de bœufs. On pensa d’abord à une attaque de malfaiteurs, mais lorsque plusieurs morts similaires suivirent peu de temps après, il semblait plus probable qu’une bête féroce s’attaquait sans vergogne aux humains.

Afin de redorer son blason et sensible aux craintes des villageois, Louix XV envoya le capitaine Duhamel et la troupe des Dragons sur les traces de la bête. Ceux-ci, entourés de hardis paysans, firent de nombreuses battues à travers le Gévaudan, mais la créature avait la fâcheuse habitude de ne pas se montrer tout en continuant ses massacres. Pourtant en automne 1764, Duhamel tua un loup de grande taille. Louis XV lui adressa une coquette récompense, et malgré les certitudes de Duhamel, la bête continuait ses ravages impunément.

Il mit alors en place un véritable régiment composé de militaires et de paysans pour chasser la bête. Seulement les 1’200 hommes en poste firent chou blanc et le mythe du loup laissa place à quelque chose d’autrement plus fantastique. Les récits, relativement concordants, faisaient état d’un animal de la taille d’un âne ou d’un veau avec un poil rougeâtre et surtout doté d’une agilité impressionnante.

En janvier 1765, un jeune paysan de 12 ans réussit à chasser la bête, qui s’attaquait à une fillette. Grâce à son courage, il mit en déroute la créature et évita un terrible massacre. Le procès-verbal arriva jusqu’au Roi, qui décida de récompenser le jeune homme et de tout mettre en œuvre pour définitivement mettre un terme aux agissements de la bête. Duhamel mis en place 20’000 hommes de 13 paroisses pour des battues. Grâce à ce quadrillage, la bête fut prise au piège de 5 paysans qui la tirèrent, mais malgré les balles, elle réussit à s’enfuir dans un grognement de douleur.

C’est alors qu’un louvetier de Normandie fit son apparition. Nommé Denneval, ce chasseur de loups assura à sa Majesté qu’il mettrait un terme à l’épouvantable croisade de la bête. Seulement avec Duhamel dans les seize mètres, Denneval ne pouvait pas effectuer son travail de pistage correctement. Il s’en suivit discussions et querelles entre les deux hommes, qui ne firent point avancer le schmilblick. Bien au contraire, ce fut de l’eau bénite pour notre monstre, qui ne se fit pas prier et continua sa chevauchée sanglante dans le Gévaudan.

Las de ces enfantillages, le Roi décida alors d’envoyer son porte-arquebuse Antoine de Bauterne. Arrivé en juin 1765, il congédia sans ménagement Denneval et entreprit son travail de pistage. Étonnement, il décida de partir en septembre dans une partie de l’Auvergne, où la bête ne fut jamais signalée. Le 21 de ce même mois, il tua de deux balles un grand méchant loup. Nul doute pour Antoine, il s’agissait de la bête. Et à priori, c’était vrai, car le Gévaudan n’eut plus de morts à déplorer jusqu’au début de l’an 1766, date à laquelle, elle décida de reprendre du service. Les cadavres se comptaient par dizaine et la région supplia qu’on lui vienne en aide. Mais les demandes des habitants restèrent sans réponse.

De Bauterne avait tué la bête, le problème était réglé. En juin 1767, le marquis d’Apcher décida d’organiser une grande battue avec les paysans les plus courageux. Dans ce contingent, un certain Jean Chastel, homme très estimé, robuste et pieux se retrouva face à la bête le 19 juin 1767. Il épaula son arme, visa et tira. Elle s’affaissa et les chiens qui l’accompagnait se ruèrent sur la créature et achevèrent de la tuer. Chastel la chargea sur son cheval et la ramena au château de Besques, où l’on pu confirmer qu’il ne s’agissait pas d’un loup.

Elle fut ensuite chargée dans une caisse que Chastel amena à Versailles. Malheureusement les chaleurs qui sévissaient n’avaient pas franchement aidé à la conservation de la dépouille et sa présentation à la Cour ne fut pas prise au sérieux. On enterra la bête et Chastel fut pris pour un charlatan qu’on renvoya à ses belles prairies du Gévaudan. Sa région fut moins ingrate que Versailles et il fut élevé au rang de héro national, car on n’entendit plus parler de la bête du Gévaudan.

Quel crédit faut-il accorder à cette histoire ?

Ce récit est authentique et se fonde sur d’innombrables témoignages concordants. Ce n’est pas un mythe, une légende ou une histoire à raconter aux enfants pour leur faire peur. Il y a bien eu une centaine de victimes pendant cette période trouble. Il faut simplement se méfier et prendre certains récits avec des pincettes. A cette époque, les croyances et la religion sont très ancrées dans la vie des citoyens.

Le loup reste un symbole facilement associé au Diable et certains comportements hors du commun peuvent être pris pour une appartenance au démon ou peuvent être exagérés. De ce fait, ceux qui ont aperçu cette bête hors normes ont certainement enjolivé leur récit. Il ne faut pas négliger non plus le fait que les connaissances en matière d’animaux étaient très réduites.

Qui était ce Jean Chastel ?

Jean Chastel est né au début du 18e siècle, en 1708. C’est un agriculteur, paysan et chasseur. On ne sait pas grand-chose sur cet homme, hormis sur certains documents retrouvés et signés de sa main. Il est certain que cet individu savait lire et écrire et passait pour être cultivé.

De nombreux documents attestent sa pugnacité à se soulever pour améliorer sa vie et celle de ses compatriotes. Sans être un révolutionnaire ou un anarchiste, il a toujours tenté, grâce à son alphabétisme de faire bouger les choses. Il ne faut pas oublier que savoir lire et écrire à cette époque n’était pas coutumier. On sait également que Chastel avait neuf enfants, dont deux fils, qui le suivaient régulièrement à la chasse.

C’était un homme robuste, croyant et respecté par ses semblables. Une sorte de notable en quelque sorte. Cependant il n’était pas un fervent admirateur de la royauté. Des traditions orales vont en ce sens. De plus il fut emprisonné avec ses deux fils (Pierre et Antoine) en 1765 pour avoir envoyé deux garde-chasses du porte-arquebuse de sa Majesté dans un bourbier. Chastel les aurait en plus menacés avec son fusil, lorsque ceux-ci tentaient de s’en prendre à ses fils par représailles.

Ils furent tous les trois emprisonnés jusqu’au départ de toute la troupe de Bauterne. C’est lui qui tua la bête le 19 juin 1967, enfoncé dans un bosquet et immobile. Cet exploit est dû principalement à la nature de la balle que Chastel utilisa. Au lieu de se servir de chevrotines classiques, qui se dispersent, il réussit à atteindre l’animal au cou à l’aide de balles au calibre de l’arme.

Ce fut risqué, mais il fallait tenter le tout pour le tout pour en venir à bout. Certains relèvent quand même la passivité de la bête face à un seul homme… nous y reviendrons plus loin ! Chastel mourut en 1790.

Quelle était donc la nature de cette bête du Gévaudan ?

D’après les récits et les témoignages de ceux qui ont vu la bête morte ou vive, on peut presque affirmer à 99% qu’il s’agissait d’un animal de la famille des canidés (loup, chien, hyène, renard, etc.). Le musée d’Histoire Naturelle de Paris a même effectué des recherches dans ses archives pour confirmer cette thèse. Il a d’ailleurs retrouvé des croquis de l’époque détaillant la dentition et les formes du crâne, qui s’apparentent sans aucun doute à cette famille de mammifères.

Seulement deux gros problèmes subsistent. Le renard est bien trop petit pour ce genre de méfait. La hyène, même si à l’époque, certaines espèces arpentaient le sud de la France, n’aurait pas pu s’acclimater à cette région vallonnée et froide en hiver. Le loup, bien qu’impressionnant ne s’attaque pas à l’homme. Il en a peur, et il cherchera toujours à fuir plutôt que de l’affronter, même en meute. Quelques cas extrêmes ont été recensés : lorsqu’il se sent acculé et qu’il n’a aucune autre possibilité.

Il se jettera alors sur son adversaire comme un kamikaze sentant sa dernière heure arriver. La deuxième exception est la protection des petits dans une meute que l’homme aurait dérangée. Mais ces cas restent très rares. De surcroit, le loup, même en groupe, s’attaque au plus faible. Il préférera opter pour une brebis, un agneau ou même un petit veau plutôt qu’un être humain, qu’il soit homme, femme ou enfant. Enfin le loup chasse au crépuscule ou la nuit mais jamais la journée.

Or d’après plusieurs récits, des victimes auraient été attaquée de jour. Il semble donc que la thèse du loup s’effrite comme un mur trop humide… !

Il ne nous reste plus que le chien, qui même domestiqué, peut s’attaquer à l’homme. Cela dit, il est peu probable que le meilleur ami de l’homme soit aussi vorace et fasse autant de dégâts ! Donc, nous revenons au point de départ : quelle est donc cette bête ?

En fait, une théorie a été avancée concernant un croisement entre un loup et un chien de race Mâtin. Cette possibilité pourrait effectivement expliquer les descriptions de la bête et surtout la difficulté de pouvoir distinguer la véritable identité du tueur. Par contre, elle n’explique pas les décapitations terriblement tranchantes découvertes sur les victimes. Car même un animal aux crocs acérés n’arriveraient pas à sectionné le cou d’un humain de manière si régulière. Bref, il semble que la bête ne soit pas si « animal » que cela…. !!! Ah ! Voilà que je vous sens troublé tout à coup !!!

Les théories

De nombreuses théories ont émergé au fil du temps pour expliquer cette tragique affaire, et on ne compte plus les mythes, légendes et autres histoires rocambolesques qui se sont multipliés depuis la fin du 18e siècle. Outre les animaux à caractères fantastiques ou aux dimensions surnaturelles, on a aussi entendu un homme vêtu d’une peau de loup, une hyène rapportée d’Afrique qui se serait évadée, un groupe d’anti-royaliste qui aurait voulu nuire et rabaisser le Roi Louis XV en tentant de soulever le peuple contre l’incapacité de la monarchie à assumer la protection de ses sujets, ou encore une sorte de secte satanique qui s’adonnait aux meurtres pour vénérer son idole. Bref, comme toute histoire hors du commun, elle donne lieu à la fantaisie de tout un chacun.

Probable explication

En fait, aux vues des caractéristiques des victimes, il semble inévitable qu’une ou plusieurs personnes soient derrière cette tragédie. Les décapitations régulières et certaines blessures ne peuvent venir d’un animal, mais plutôt d’une arme tranchante. Il semble donc possible de croire à une intervention humaine. Cependant, cela n’explique pas les nombreux témoignages qui parlent d’une bête agile ressemblant à un loup. L’explication n’est peut-être pas si compliquée.

Les croisements entre un chien et un loup ne sont pas des exceptions, même si elles ne sont pas légion. Il est tout à fait concevable qu’un individu ait pu posséder un animal ayant ces caractéristiques. Dressé à attaquer sur ordre, cette puissante bête maîtrise la victime jusqu’à ce que l’humain intervienne et achève sa proie avec une arme blanche. On serait donc en présence d’un des premiers serial-killer de l’histoire. Il semble également que cet animal fut recouvert sur les flancs d’une sorte de carapace en peau très dure, afin de la protéger contre les balles.

Mais alors qui ?

Cette question restera probablement toujours en suspens, même si de nombreuses voies s’élèvent contre Chastel. Mais pourquoi donc Chastel ?

Deux choses ressortent pour sa culpabilité. Tout d’abord son incarcération pendant l’année 1765, qui coïncide étrangement à un coup d’arrêt de la bête. La deuxième étant la relative passivité de la créature lorsque Chastel l’a envoyé six pieds sous terre. Les militants de cette théorie expliquent que l’homme était autoritaire et un brin marginal (cela dit, rien ne le prouve !). D’après des rumeurs, il aurait apprivoisé un animal issu d’un croisement entre un loup et un chien, et qu’il s’en serait servi pour chasser.

Cette « passion » lui serait monté à la tête au point que Chastel en aurait voulu plus. Il aurait alors commencé sa macabre traque sur les humains. En juin 1767, on suppose qu’il lui aurait ordonné de rester immobile afin de pouvoir la tuer facilement. Pourtant un petit problème surgit dans ce schéma : les tueurs en série ne cessent que s’ils sont arrêtés, tués ou face à un événement déclencheur puissant. Ce qui ne semble pas le cas de notre ami ! Mais les défenseurs de cette thèse argumentent que la mort d’une fillette amie de Chastel aurait été le facteur déclencheur qui lui aurait fait vraiment reprendre les notions élémentaires de l’existence. Ils renchérissent en expliquant qu’il n’avait pas vraiment la foi auparavant et qu’après l’exécution de la bête, il fréquentait assidument l’église et se confessait régulièrement… ! Alors à vous de vous faire une opinion.

Conclusion

Difficile de dire si Chastel était véritablement mêlé à cette sombre affaire. Aucunes preuves tangibles ne nous permettent d’accuser cet individu, même si une ombre plane doucement sur sa personne. La plupart de ces soupçons sont issus de rumeurs, de oui-dire et d’hypothèses. Une chose est sure, c’est qu’un animal seul n’a pas pu commettre ces crimes, compte tenu de la nature des blessures. La participation d’un être humain est certaine. Maintenant, qui est derrière ce carnage ? Impossible d’en être persuadé et cela restera sans doute un mystère à jamais.

Probable que Chastel eut quelque chose à voir dans cette histoire. Maintenant à savoir s’il eut un rôle actif ou passif… encore un autre mystère ! Était-il le responsable de ce carnage ou connaissait-il l’auteur de ces meurtres pour y avoir mis un terme lui-même ? C’est le sentiment partagé par plusieurs documentalistes qui ont enquêté sur la bête du Gévaudan. Cela dit, aucun d’eux n’amènent de preuves irréfutables et se basent uniquement sur les hypothèses évoquées ci-dessus.

La légende du Mokélé-Mbembé

La légende du Mokélé-Mbembé

Le Mokélé-Mbembé est une créature qui vit au Congo dans la forêt tropicale humide et semble de mœurs plus ou moins aquatiques. Cette créature qui ressemble à un dinosaure, a été signalé à plusieurs reprises dans les affluents du fleuve Congo depuis le début du vingtième siècle.

L’animal est décrit ayant une petite tête, un long cou comme celui d’une girafe, le corps de la taille d’un éléphant, quatre pattes et une queue. Il mesure de 8 à 10 mètres.

Son nom lui a été attribué par les Pygmées de la région des marais du Likouala.

Son nom signifie “celui qui peut arrêter le flot de la rivière”.

Les témoignages du Mokélé-Mbembé

En 1766, l’abbé Lievan Bonaventure Proyarte relate dans son ouvrage Histoire de Loango, Kakonga et autres royaumes d’Afrique l’étrange découverte d’un groupe de missionnaires au Congo.

« Il doit être monstrueux. Les empreintes de ses griffes que l’on a vues par terre ont laissé des traces d’une circonférence d’environ trois pieds. En observant chacune des empreintes et leur disposition, ils ont conclu qu’il n’avait pas couru dans cette partie du chemin, malgré la distance de sept ou huit pieds qui séparait chacune des empreintes ».

En 1913, le capitaine Freiherr von Stein zu Lausnitz participe à une expédition dans le Cameroun allemand de l’époque (aujourd’hui nord du Congo-Brazzaville). Il entend parler d’une étrange créature appelée Mokélé-Mbembé par les indigènes: « L’animal aurait la peau lisse et de couleur gris-brun. Sa taille serait à peu près celle de l’éléphant, celle au moins de l’hippopotame en tout cas (…) Les pirogues qui s’approchent de la bête seraient attaquées sur-le-champ et renversées, et les occupants en seraient tués, mais non dévorés.

La créature doit se retirer de préférence au sein des cavernes creusées sous la surface de l’eau, dans les berges argileuses (…) La plante favorite de la bête serait une sorte de liane riveraine à grandes fleurs blanches, qui sécrète un latex capable de fournir du caoutchouc et donne des fruits ressemblant à des pommes (…) ».

En 1970, l’explorateur James Powell procéda à une étude des récits concernant le Mokélé-Mbembé au Gabon. Chose surprenante, lorsqu’il montra aux indigènes des illustrations d’animaux divers, c’est celle d’un dinosaure tel le brontosaure qu’ils considérèrent comme étant le plus proche du Mokélé-Mbembé. James Powell s’associa alors au biochimiste Roy Mackal, de l’Université de Chicago, pour aller explorer les marécages de Likouala. Ils découvrirent que les indigènes y évoquaient eux aussi un animal similaire, qu’ils appelaient aussi le Mokélé-Mbembé.

En 1979, James Powell, encore lui, et le biologiste Roy Mackal del’Université de Chicago se rendent au Congo pour rechercher la créature inconnue dans la région de Likouala. Sur la rivière Oubangui, ils rencontrent le révérend Eugène Thomas, un missionnaire ayant entendu parler du Mokélé-Mbembé :

« Les témoins décrivent l’animal avec une tête de serpent, une longue queue fine, de courtes pattes munies de trois griffes (…) »

Mackal est retourné au Congo en 1981 accompagné d’une plus grosse équipe. Il rapporte avoir vu un énorme sillage comme si un énorme animal venait de plonger, alerté par le bruit de la pirogue à moteur, près du lac Télé.

La même année, l’ingénieur Herman Regusters a mené sa propre expédition en compagnie de son épouse pour atteindre le lac. Regusters a photographié une créature émergeant de l’eau à environ 30 pieds de leur radeau pneumatique.

Bernard Heuvelmans, père fondateur de la Cryptozoologie, pensait en 1978 que le Mokélé-Mbembé pouvait être l’un des « derniers dragons d’Afrique ». Depuis, de nombreux témoignages ont circulé à propos de la créature, provenant d’indigènes mais également d’explorateurs, de pasteurs et de scientifiques. Le français Michel Ballot entreprend régulièrement des expéditions dans le bassin du Congo pour percer à jour le mystère.

On peut cependant constater une diminution importante des témoignages depuis la fin des années 1980. L’animal se serait raréfié selon les autochtones, conséquence des activités humaines qui bouleversent l’écosystème de la forêt pluviale du Congo (braconnage et déforestation).

Jusqu’à ce jour, aucune expédition n’a pu prouver l’existence du Mokélé-Mbembé. Mais certaines traces de pas d’un animal inconnu ont été observées. Il existe aussi quelques photos ainsi que des images aériennes prise en 1988 par une expédition japonaise survolant le lac Télé. La vidéo a été dévoilée en 1992 dans un documentaire de la BBC, Spirits of The Forest.

Une espèce de dinosaure ?

Quelques cryptozoologues pensent que le Mokélé-Mbembé pourrait être une espèce de dinosaure sauropode descendant directement des titans du Crétacé supérieur. D’autres pencheraient plutôt pour l’hypothèse d’un mammifère de grande taille au mode de vie amphibie comme les Hippopotames.

Pour les zoologues et ethnologues, le Mokélé-Mbembé est un élément de la mythologie pygmée, dont la légende est transmise oralement depuis des générations. Il pourrait aussi s’agir d’une incompréhension par les zoologues du vocabulaire pygmée, puisque certains d’entre eux auraient désignés un rhinocéros par le même nom. Pour d’autres, les apparitions de Mokélé-Mbembé seraient tout simplement la vision d’un groupe de crocodiles mâles suivant une femelle dans un lac pendant la saison des amours.

On retrouve le même problème zoologique que pour le Monstre du Loch Ness ou tout autre « monstre » célèbre : Pour qu’une espèce de cette taille survive à travers les âges par reproduction sexuée, il lui faudrait un grand nombre de représentants, de l’ordre d’un millier. Or aucun témoignage ne mentionne l’apparition de deux Mokélé-Mbembé en même temps, et encore moins d’individus juvéniles (de même qu’aucun site de nidification n’ait été découvert). [Source]

La légende du Wendigo, la créature mystérieuse

La légende du Wendigo, la créature mystérieuse

Le wendigo est une créature surnaturelle, maléfique et anthropophage, issue de la mythologie des Amérindiens algonquiens du Canada, qui s’est étendue à tout le folklore d’Amérique du Nord. La légende du Wendigo est partagée par plusieurs nations amérindiennes et peut désigner la transformation physique d’un humain après la consommation de viande humaine comme une possession spirituelle.

Le wendigo a renforcé le tabou autour de la pratique du cannibalisme chez certains peuples

La légende du Wendigo

Les wendigo vivent dans les profondeurs de la forêt et apparaissent dans des contes où le surnaturel côtoie des choses inhumaines et atroces. Parmi les histoires qui circulent, ils sont solidement ancrés dans les légendes amérindiennes où ils tiennent une place importante.

De nombreux lieux et lacs portent ce nom et de nombreuses œuvres modernes s’en inspirent dans la littérature comme au cinéma, bien que ces wendigo puissent avoir des caractéristiques différentes de ceux des légendes originelles.

A quoi ressemble le Wendigo ?

Le Wendigo était émacié à un point extrême, sa peau desséchée tirée et tendue sur ses os. Avec ses os poussant contre sa peau, elle-même de la couleur des cendres grises de la mort, et ses yeux repoussés au plus profond de leurs orbites, le Wendigo ressemblait à un squelette récemment déterré de sa tombe.

Ses lèvres, étaient en lambeaux […] souillé de sang et de souffrance et de suppurations de la chair, le Wendigo dégageait une odeur étrange et inquiétante de dégradation et de décomposition, de mort et de corruption.

Le wendigo est associé aux pêchés de gourmandise, de cupidité ou d’excès en tout genre. Il n’est jamais satisfait après avoir tué une personne pour la dévorer, et se met constamment à la recherche de nouvelles victimes.

Dans certaines traditions, l’homme qui est dominé par la cupidité pourrait se transformer en wendigo, le mythe devenant ainsi une façon de prôner la coopération et la modération.

Parmi les objibwé, les cris de l’Est et les innus, les wendigo sont décrits comme des géants plusieurs fois plus grands que les êtres humains, une caractéristique absente du mythe algonquin dans les autres cultures. Chaque fois qu’un wendigo mange une autre personne, il grossit en proportion de ce qu’il vient d’avaler et ressent à nouveau la faim, de sorte qu’il n’est jamais rassasié, les Wendigo sont donc constamment à la fois gavés et en état de famine.

Les représentations du Wendigo

En général, le wendigo est associé à l’hiver, lorsque la nourriture se fait rare et que les hommes sont poussés au cannibalisme en cas de grande famine ou de disette. La plupart des contes indiquent que le wendigo fait son apparition lors de la montée des vents froids, poussant des cris perçants et de terribles hurlements.

Certains prétendent même que le wendigo est fait de glace et de froid, tout au moins son coeur. Bien que la plupart des contes présentent le wendigo comme étant cannibale, dangereux et violent, l’hôte peut encore essayer de vivre loin de la civilisation, au plus profond des bois, pour empêcher quiconque d’être sa prochaine victime.

Quelques personnes habitées par le wendigo se suicideraient même pour éviter de blesser quelqu’un.

Certains contes mentionnent aussi le wendigo comme un géant de glace squelettique (ou un géant squelettique au cœur de glace) ou comme une bête monstrueuse mi-homme mi-animale, proche du loup-garou, ou encore un grand hominidé, proche du Sasquatch.

Il peut aussi être un esprit mauvais qui hante la plupart du temps les bois subarctiques à la recherche d’un hôte pour l’aider à satisfaire son envie physique de chair humaine. La créature est caractérisée par son extrême cruauté envers ses victimes et son gout immodéré pour la chair humaine.

Il peut aussi prendre « une forme d’ombre », mais toutes ces formes ont en commun un cœur de glace (particulièrement visible lorsqu’il est sous forme de squelette) : sa partie humaine aurait naguère eu le coeur brisé par un humain et c’est pourquoi il serait gelé à tout jamais.

Une version Sioux le décrit comme un esprit malfaisant qui déchiquette et dévore tout ce qui vit. Son haleine répand des maladies et il se transforme parfois en ouragan.

Il semble être nocturne, parce qu’on dit de lui qu’il cherche ses victimes pendant l’aube et les dévore dans l’obscurité. La chair pourrait être son principale régime, mais on dit aussi qu’il mange le bois, les mousses de marais et parfois des champignons putréfiés.

Top 5 des créatures étranges qui vivent sur notre planète

TOP 5 des créatures étranges

Nous allons découvrir un TOP 5 des créatures étranges qui vivent sur notre planète. Il faut savoir que chaque année, c’est plus de 15.000 espèces qui sont découverts. Si certains sont tout bonnement d’une beauté incontestable, d’autres ont un physique pour le moins étrange et très particulier, si bien que l’on peut se demander s’ils existent réellement. Mais je vous l’assure, ces créatures sont bien réels, je vous laisse admirer.

1) La tortue à nez de cochon

Il existe actuellement plus de 300 espèces de tortues répertoriées sur Terre. Si nombre d’entre elles se différencient par leur taille ou leur carapace, la tortue à nez de cochon (Carettochelys insculpta) a elle, une caractéristique beaucoup plus originale. Comme son nom l’indique, tout se passe au niveau de son museau proéminent qui ressemble très fortement à un groin de cochon. Le nez de cet animal d’eau douce lui permet de repérer les petits crustacés dont elle se nourrit dans son environnement comprenant la Chine, la Papouasie-Nouvelle Guinée et le nord de l’Australie.

2) Le Moloch hérissé

A entendre comme ça, difficile de deviner ce qu’est réellement un Moloch hérissé mais on comprend rapidement que l’animal a un aspect peu commun. Également connu sous le nom de diable cornu, Moloch horridus est un petit reptile de la même famille que les lézards. Relativement méconnu, il évolue dans les zones arides de l’Australie. Sa particularité ? Son corps est couvert d’épines qu’il utilise pour se camoufler et pour dissuader ses prédateurs.

3) Le scarabée girafe

Moins connu mais tout aussi impressionnant, le scarabée girafe (Trachelophorus giraffa). Il s’agit d’une espèce de charançon de la famille des coléoptères qu’on retrouve sur les feuilles de Madagascar. Les spécimens de cette espèce présentent un cou extrêmement long par rapport au reste du corps et celui des mâles est encore plus impressionnant que celui des femelles.

4) La pieuvre Dumbo

Aussi comique qu’étrange, la pieuvre Dumbo. Ce surnom est utilisé pour désigner les octopodes appartenant au genre Grimpoteuthis. Comme leur nom le laisse suggérer, ces spécimens disposent de deux nageoires en haut de leur tête ressemblant quelque peu à des oreilles d’éléphants. D’où la référence au célèbre personnage. On les retrouve dans les abysses à des profondeurs variant entre 500 et 4.000 mètres où elle se sert de ses “grandes oreilles” à la façon d’une méduse.

5) Le Condylure à nez étoilé

Au sommet de l’extravagance, le Condylure à nez étoilé (Condylura cristata) est une espèce de petite taupe au museau très caractéristique. Celui-ci se compose de 22 organes tactiles, ressemblant à des petits tentacules. Pouvant dans tous les sens, ces organes sont reliés à des fibres nerveuses et permettent à l’animal d’explorer l’environnement et de s’orienter sous terre. On retrouve le Condylure à nez étoilé à l’est du Canada et au nord des États-Unis.