Du début des années 50 jusqu’aux années 80, la guerre froide a été prétexte à une guerre secrète entre gouvernements où les idéaux de l’extrême droite imposaient leur loi.

L’OTAN a été créée en avril 1949 par les USA et les pays de l’Europe afin de se protéger de la menace soviétique qui prenait de plus en plus d’ampleur à l’époque. Ils créent alors une armée secrète « stay behind » (rester en arrière). Leur objectif est de mener une guerre de résistance en cas d’invasion du communisme soviétique. Ce sont les archives de la stasi allemande qui ont permis d’en confirmer l’existence.

Les troupes secrètes de l’OTAN étaient spécialement entrainées pour la manipulation gouvernementale et toute méthode extrême qui aurait permis de limiter la montée de l’extrême gauche.
Le recrutement pour ces troupes secrètes se faisait notamment auprès de groupuscules fascistes et nazis.

OTAN armes secrètes

La France a été le lieu privilégié de l’établissement des armées secrètes de l’OTAN en Europe tant qu’elle est restée le siège de l’OTAN.

Les troupes secrètes françaises étaient composées de parachutistes du 13eme choc. Ils étaient basés près d’Orléans, en Corse, mais aussi à Collioure près de la frontière espagnole.
Ces hommes vont alors déraper, en pleine guerre d’Algérie, le 20 avril 1961 : 3 généraux français vont faire un push grâce à la mutinerie des soldats français et du soutien de la CIA. De Gaulle pardonnera aux soldats mais pas à l’OTAN avec qui il entretient de très mauvaises relations. Il décide alors de quitter l’OTAN en octobre 1966.

Le siège de l’OTAN déménage alors en Belgique dont les actions de l’armée secrète restent aujourd’hui encore très floues. Des liens avec les tueries du Brabant sont évoquées.

De 1982 à 1985 une trentaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. À chaque fois le mode opératoire était similaire. Un groupe d’individus tirait sur le public d’un magasin d’une grande enseigne belge. Leur sang froid et leur technique rappelait étrangement ceux de militaires.

OTAN guerres secrètes
Drapeau des Organisation du traité de l’Atlantique nord

Une vague d’attentat

En Allemagne on trouve également des traces des méthodes extrêmes de ces armées : le 26 septembre 1980, un jeune actionne une bombe artisanale au milieu de la foule lors de la fête de la bière à Munich. Il fera 11 morts et 200 blessés. Cet attentat va alors laisser apparaître les liens entre ce jeune homme et les groupes d’extrême droite en place à l’époque. L’enquête n’aboutira cependant qu’à un attentat suicide d’un jeune homme déséquilibré.

Dans le début des années 90, un ancien fasciste allemand qui était en charge de la surveillance des caches d’armes de l’armée secrète de l’OTAN annonce publiquement son désir de divulguer les dessous de cette armée. Il sera retrouvé mort quelques temps après. Les autorités allemandes ne désirent pas à l’heure actuelle rouvrir les dossiers de cet attentat dont les enquêtes ont été bâclées.

Des manuels d’instruction de la CIA concernant la France et l’Italie ont été retrouvés, ils préconisaient l’utilisation de méthodes extrêmes comme le terrorisme pour lutter contre la montée du communisme.

En Italie, le 2 aout 1980, une bombe explosa dans le hall d’attente de la gare de Bologne : 80 morts et 200 blessés. Plusieurs groupuscules d’extrême droite ont revendiqués cet attentat, pourtant aucune enquête externe n’aboutira à ce résultat. 3 terroristes coupables ont été condamnés mais il manque toujours les commanditaires. Cette enquête reste à l’heure actuelle toujours ouverte.

À part l’Italie, la Belgique et la Suisse, aucun chef d’Etat n’a eu à rendre de comptes sur les manœuvres des armées secrètes de l’OTAN dont l’existence elle même n’a toujours pas été confirmée.

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