Jack l’éventreur démasqué grâce à l’ADN

Enquêtant sur le tueur, un journaliste suédois a isolé un suspect, un certain Charles Lechmere, qui ne fut pourtant pas inquiété par la police de l’époque. Le mystère de Jack l’Éventreur enfin résolu grâce à l’ADN. L’un des plus grands mystères de l’histoire du crime aurait été résolu grâce à une recherche ADN. Jack l’Éventreur, qui terrorisait Londres à la fin du XIXe siècle, serait Aaron Kosminski, un barbier polonais interné pour folie.

Jack l'éventreur

Jack l’éventreur démasqué grâce à l’ADN

L’ADN aurait finalement permis de découvrir l’identité de Jack “The Ripper” l’Éventreur, Il a massacré de manière particulièrement atroce cinq prostituées du quartier de Whitechapel à Londres à la fin du XIXe siècle. À l’époque, les rumeurs allaient bon train sur l’identité du meurtrier, qui aurait pu être le médecin de la Reine, ou encore son petit-fils, le prince Albert Victor, duc de Clarence. Mais la sciences a parlé : l’assassin serait l’un des suspects des détectives de Scotland Yard, un barbier, immigré polonais du nom de Aaron Kosminski…

Aaron Kosminski
L’assassin serait l’un des suspects des détectives de Scotland Yard, un barbier, immigré polonais du nom de Aaron Kosminski…

L’ADN a parlé

Passionné par l’affaire et propriétaire depuis 2007 du fameux châle retrouvé près du corps de Catherine Eddowes, Russell Edwards s’est associé à Jari Louhelainen, un spécialiste de biologie moléculaire de l’université de Liverpool, convaincu que ce qu’il identifiait sur le châle comme des traces de sang et de sperme était encore exploitable scientifiquement.

L’étole, récupérée à l’époque par un policier désireux de l’offrir à sa femme – inutile de préciser que celle-ci n’en voulait pas –, était restée quelques dizaines d’années au fond d’un placard, avant de rejoindre le musée de Scotland Yard, puis d’arriver entre les mains d’Edwards. Par chance, grâce à une technique novatrice, Jari Louhelainen parvint à extraire de l’ADN « au coeur du tissu ».

Cet ADN mitochondrial n’est pas propre à un seul individu, mais à tout un groupe relié par une lignée maternelle. Il faudra donc retrouver une descendante de la victime pour confronter les résultats et se rendre compte que les ADN concordent. Mais s’il s’agit bien du bon châle, reste à identifier le coupable.

Alors qui est Aaron Kosminski ?

Russell Edwards, après avoir épluché toutes les archives du dossier, concentre son attention sur un nom qui figurait déjà parmi les principaux suspects à l’époque des crimes. Aaron Kosminski est né à Klodawa, dans le centre de la Pologne, en 1865.

Sa famille s’était installée dans l’est de Londres dans les années 1880 et il vivait près des docks de la ville, non loin des lieux où les cinq victimes ont été retrouvées sans vie. Déjà, en 1910, dans ses Mémoires, l’ancien patron du Bureau d’investigation criminelle britannique Robert Anderson regrettait de n’avoir pu réunir suffisamment de preuves pour accuser formellement le « juif polonais » qu’il tenait pour Jack et notait : « Si notre police avait possédé les mêmes pouvoirs que la police française, le meurtrier aurait pu être traduit en justice. »

Ainsi, le nom d’Aaron Kosminski figurait dans la short list de l’enquête de Scotland Yard. La confrontation de l’ADN des traces de sperme sur le châle avec l’ADN d’un descendant de Kosminski livre encore une fois une correspondance parfaite : pour Edwards, il n’y a plus de doute, l’ADN a parlé et le dossier va enfin pouvoir être refermé.

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